Les Bains de la Reine
Passé le Fort Lamoune d'où partait la grande digue du port d'Oran, non sans difficulté la route s'ouvrait le passage de la grande rade de Mers el Kebir.
A cet endroit la montagne tombait si abrupt dans la mer qu'un des rares sentiers qui permettait jadis de rejoindre le quartier de la Marine était surnommé:
"el camino de la muerte" !
Ma grand mère paternelle m'avait conté que lorsqu'elle était petite, pour joindre Kébir à Oran, les particuliers utilisaient plutôt la barque que la voie terrestre souvent menacée par des pillards et encore fallait-il se tenir à bonne distance tant ils n'hésitaient pas à tirer.
C'est dans cette partie difficile qu'on trouvait - ce que je n'ai pas eu le plaisir de visiter -, deux sites originaux que les travaux de la base sous-marine feront disparaître: les Bains de la Reine et la grotte de l'Aïdour.
C'est à l'occasion de la construction de la route, en 1911 qu'en cet endroit, un éclatement de mine révéla une entrée de cette grotte de l'Aïdour (ou Murdjadjo).



