Il commençait au croisement du bd Seguin avec la rue d'Arzew et dans le
prolongement de cette dernière.
ou encore

Presqu'aussitôt, à gauche, on trouvait l'immeuble de la Société Générale où mon oncle et tuteur, Alexandre, travaillait.

Entre son lieu de travail et son appartement, rue de Liège à Eckmülh, il y avait largement 3km de distance qu'Alexandre arpentait 4 fois par jour ouvrable. Entre Midi et 14 h. c'était un "timing" milimétré y compris dix minutes de sieste ronflements inclus. Il m'arrivait souvent de faire le chemin à pieds pour m'économiser des frais de trolley mais lui était formidable, qu'il vente ou qu'il pleuve il maintenait son parcours à 6 kms de moyenne... C'est marchant dans la rue qu'on l'a assassiné.
Aussitôt après la banque c'était l'esplanade de la Cathédrale avec, sur le devant, la statue équestre de Jeanne dArc.

Je n'ai pas beaucoup fréquenté ce lieu de culte durant ma jeunesse. Rétrospectivement je trouve très belle et majestueuse sa façade à connotations byzantines intégrant deux clochers qui relèvent, eux, des beffrois romans italiens. ci-dessous le chantier quand on la construisit .

La statue connaît une renaissance à Caen, dans cette province qui a brûlé la Pucelle.
A l'autre extrémité de l'esplanade, telle une étrave, la Maison du Colon dominait la place Karguentah.

Aujourd'hui on dirait Maison de l'Agriculture; c'est d'elle sans doute que je tiens mon goût pour l'Art Déco tant du point de vue architectural que scriptural... Cette époque évoquait pour moi celle de la jeunesse et de l'engagement de mes parents.
La place Karguentah était un immense rond point avec sur ses bords le plus grand marché couvert de la ville.
... incendié, on construit un immeuble en son emplacement..

Le bd 2eme Zouave reprenait durant quelques centaines de mètres, bordé d'entrepôts de grossistes alimentaires, ce qui donnait au parcours des relents singuliers. Au point où il se jetait dans le boulevard Joffre s'élevait Le Paris, un de nos beaux cinémas.
fresques Maison du Colon