La Place FOCH
A l'étroit en bordure du port, Oran commença d'escalader les pentes qui la dominait. Elle parvint enfin sur le plateau où elle disposait de tout l'espace qui lui avait manqué jusque là.

Elle entreprit aussitôt cette immense place d'Armes qui devait ensuite glorifier Foch. Autour d'une colonne rappelant la victoire de Sidi Brahim, dont le couronnement élégant n'avait rien de guerrier, s'élevèrent deux des principaux édifices de la ville , l'Hôtel de Ville et le Théâtre, faisant de cette place le coeur de la cité.
J'ai peu de souvenirs se référant à cette partie de la ville car je la pratiquais peu.
Aussi loin que je m'en souvienne, l'image et le symbole que j'ai de cette place ont été les lions de bronze à l'entrée de la Mairie. Le magnifique bâtiment néo Renaissance m'écrasait par sa puissance et je n'osais trop en détailler la façade.

Sur un autre côté de la place, le Théâtre me semblait plus avenant d'autant qu'il reste lié à un souvenir d'adolescence: avec un groupe de condisciples , à l'occasion de la quinzaine républicaine, j'y avais joué en costume, un épisode des Trois Mousquetaires ...

... Et définitivement compris que je n'étais pas fait pour la comédie.
Entre la Mairie et le Théâtre il y avait d'abord le début du boulevard Joffre, autre grande artère que nous verrons plus tard puis, riverain, la Maison Darmon, grand magasin précurseur de Tati dont on disait:" Si tu trouves pas, va donc chez Darmon".

Le quartier juif s'étendait autour de chez Darmon, du Théâtre et de la rue de Gênes.
De l'autre côté de l'Hôtel de Ville la place abritait la gare des transports publics
bordée par les jardins du Cercle Militaire.
Aujourd'hui sur l'obélisque au centre de la place, on trouve:
BON DIMANCHE