Samedi 7 février 2009
chapitre 3



Gabots, Gambas et cie

 

 

°°°

 

            Une fois par semaine, hormis les après midi où elles se recevaient avec Hélène, ou encore le dimanche quand Pépico se trouvait là, Janette s’habillait pour descendre sur la place du village, la réplacette comme on l’appelait pour indiquer qu’ elle était petite.

 

            En fait elle habille essentiellement ses jambes variqueuses pour que la dure descente ne lui occasionne pas de blessure. Elle s’installe sur un siège bas, jambes et pieds nus et deux gros rouleaux de bande Velpeau à côté d’elle. Alors, avec un art étonnant de l’enroulement, elle transforme ses membres inférieurs en parfaites momies. Par dessus ça elle réussit à enfiler des bas immondes qu’elle attache, je ne sais ni où ni comment, quelque part sous sa blouse. Reste à mettre des chaussures, dite de ville, opération pour laquelle mon aide est bienvenue.

            L’habillage s’arrête là, la toilette consiste en un sérieux coupe de brosse dans sa chevelure épaisse et d’un autre, avec une seconde brosse, pour épousseter la blouse, essentiellement au niveau de l’opulente poitrine qui conserve souvent de petits vestiges du précèdent repas.

 

            Je vous fais grâce de la descente entre le cabanon et la bifurcation avec le sentier principal, plat lui, qui mène rapidement à la réplacette... Faut-il que je sois avide de connaître cet endroit fabuleux qui, chaque après midi, me prive de la compagnie de José ! Ce n’est pas tant la lenteur de ma tante qui m’horripile mais les commentaires accompagnant chacun de ses pas douloureux, autant dire chaque pas... Et les pauses ! Croyez-vous qu’elle reprenne son souffle ?... Non ! Faut qu’elle invoque les saints du paradis et les démons de l’enfer pour qu’il ne laissent pas autant de pierres roulantes sur un chemin aussi en pente.

            Pourtant nous arrivons suffisamment tôt et je peux me livrer à un sérieux repérage des lieux avant que les vedettes n’arrivent.

 

            La réplacette d’abord.

            Quand à quelque temps de là j’oserai m’aventurer sur le chemin de l’abrupt et que, rendue à mi-chemin, au niveau des marches branlantes fichées dans la paroi, je regarderai d’en haut notre petite place, je lui trouverai une ressemblance avec un estomac blême, de la couleur de la glaise dans laquelle on l’avait dégagée.         De plus le chemin de l’Ouest arrivant de Gambetta me semblait un oesophage tandis qu’à l’Est l’intestin grêle filait vers la Tejera.

            A l’entrée vers Gambetta de la réplacette, près de l’un des trois poteaux électriques du village, s’élève une petite cabane à auvent abritant les activités de M.Gallego, le père de Striguilipi.

            Tout le côté mer est bordé par les jardinets et les arrières des cabanons qui s’ouvrent sur la place par des portillons. La nuit venue ces portillons déversent des flots de sièges divers permettant aux familles de venir prendre le frais de la réplacette et de causer entre voisins. Sur l’autre rive de l’étroite place tombe la falaise, dont le pied, sur une bonne moitié, abrite le grand jardin de M.Ortega. Sur l’autre moitié, assez grossièrement, on a dégagé trois marches en gradins, faisant comme un morceau d’amphithéâtre pour les spectacles de la réplacette.

            Lorsque j’arrive avec Janette,  des groupes de deux ou trois petits, appliqués à des jeux calmes, occupent les gradins : les filles jouent aux osselets et les garçons à la tchapa (cartlettes).

            Le long de la haie de roseaux clôturant le jardin de M.Ortega on avait disposé trois grandes planches reposant sur des assises de briques jointées qui servaient de banc aux villageois des confins de Navalville. Ma tante se dirige aussitôt vers ce centre de repos d’où deux autres personnes, de même âge et corpulence, lui font signe de la façon la plus avenante.

            Pour l’instant je préfère rester près d’elles.

 

            A les écouter, je reconstitue l’activité de M.Gallego ; activité on ne peut plus essentielle à la bonne vie de Navalville : il est le coursier de tous ceux qui n’ont personne à revenir quotidiennement de la ville avec des provisions.

            M.Gallego arrive sur la réplacette chaque jour vers 17 heures, portant précautionneusement sur les paumes, un plat recouvert d’un torchon propre. Striguilipi ou un autre de ses enfants ouvre la porte de la cabane et bientôt l’auvent se soulève. Les dames présentes, dont celles qui m’entourent, commencent d’approcher, sans cesser de deviser mais les gamins chargés de mission comme José, collent déjà à la tablette de la buvette. M.Gallego collecte les bouts de papier portant les commandes du lendemain mais quand c’est le tour des dames, il prend note sur un carnet des désirs de chacune d’elles.

            Il s’agissait de commandes modestes, presque toujours de viandes qu’on ne pouvait stocker plusieurs jours à l’avance : côtelettes, saucisses, poulets... Pour les pâtes et autres denrées sèches, chacun se devait d’avoir une réserve et pour ce qui est des légumes, ceux qui ne pouvaient cultiver leur parcelle, trouvaient à s’approvisionner auprès de M.Ortega dans son grand jardin. Quant au poisson, cela ne posait pas de problème, chacun avait près de soi un parent ou un voisin pêcheur.

            Chaque matin, en compagnie des autres travailleurs, M.Gallego prend le chemin de l’abrupt. En haut de la falaise il retrouve son triporteur solidement enchaîné à un arbre et de là il part pour le marché du quartier Gambetta et parfois pour celui du centre ville.

            Les emplettes terminées et les charges réparties entre ses bras et son dos, il revient par le même difficile chemin afin d’être rendu pour onze heures environ. Dès les victuailles préservées dans la grande glacière de la buvette, commence alors la distribution qui n’est jamais rapide : les règlements manquent d’appoint et il faut longuement comptabiliser tout en faisant la conversation à ces dames.

            Gallego qui se sait bel homme ne rechigne pas à ces efforts là.

            Une fois par semaine il prépare un grand marché grâce auquel il renouvelle les boissons de la buvette mais surtout la glace destinée à les rafraîchir. Pour ce faire, il s’entend avec un ânier qui l’attend scrupuleusement au retour des commissions,  avec son bourricot équipé d’un bât, près de l’arbre d’ancrage du triporteur. Malgré la sûreté du pas de la bête, celle-ci une fois lestée, les deux hommes préfèrent longer le bord de la falaise pour aller retrouver, à un kilomètre de là, le départ du chemin long conduisant à Navalville ; plutôt que revenir par le chemin de l’abrupt.

            Ce jour là les commandes ne se distribuaient qu’en début d’après midi.

 

            Il reste à expliquer pourquoi M.Gallego arrive à 17 heures portant un plat dissimulé par un torchon... Il y aura une meilleure opportunité pour le dire : pour l’instant revenons en à mon attente, assise près des bavardes, à découvrir des yeux l’univers encore peu connu de la réplacette.

            En son milieu s’élève le deuxième poteau électrique du village. En plus de dispenser sa clarté jaunâtre jusqu’y compris les abords de l’Anchova, comme nous l’avons déjà vu, il joue un rôle éminent dans toutes les activités ludiques des enfants de Navalville.

            Là encore nous y reviendrons.

 

            A cette heure on ne voit pratiquement que des filles sur la réplacette ; comme elles peuvent  s’attarder moins longtemps que les garçons, elles arrivent d’autant plus tôt. Les plus grandes, par deux ou par trois, se donnant généralement le bras vont et viennent d’un bout à l’autre de l’esplanade, bavardant aussi intensément que leurs mères assises près de moi. Une fois ces dernières reparties, leurs commandes passées à Gallego, les comportements des donzelles changent totalement mais pour l’instant, l’objet de curiosité que je constitue les fait me toiser aux allers comme aux retours de leurs pérégrinations... Pas une pour venir à moi, m’adresser quelques mots alors qu’elles viennent à me toucher pour parler à leurs mères...

            Visiblement ma présence les agace.

            Elles doivent pourtant savoir qui je suis, chez qui j’habite !... Ce n’est que bien plus tard que certaines m’avoueront la raison de cette attitude : Janette avait claironné qu’elle recevrait cet été là, sa nièce, une brillante universitaire ayant remporté le Concours des Bourses de 6ème et intégré le lycée Gsell à seulement dix ans... ! Quelques unes, les plus grandes du même âge que moi, me tinrent rigueur de ce palmarès ; surtout Lucilla, une fille de M.Gallego que tous considéraient comme la princesse de Navalville...

            Et alors, quand José débouche sur la réplacette en compagnie de Striguilipi et de Momo, qu’il les laisse pour venir me saluer et se tenir près de moi, je ne vous dis pas la tête que font ces péronnelles ! Car José a beau être vêtu comme un tarambana, il n’en est pas moins le plus beau et le plus gentil garçonnet du village ; même s’il lit à peine et va devoir bientôt abandonner l’école...

 

            Ce soir là, Janette tient à ce que je revienne aussitôt avec elle. Nous convenons avec Tarambana de nous retrouver le lendemain matin pour une autre leçon de pêche, au même endroit que la première fois. La mer, bien agitée dès ce soir ne ferait que forcir durant la nuit mais dans les rochers bisons, les vagues arrivantes auraient eu le temps de s’alanguir.

            Aurais-je eu droit à pareille invitation si Neptune avait rangé son trident au lieu d’aiguillonner les vagues ? Pourtant c’est ce qu’il fit au cours de la nuit.

 

            Je dors mal, gênée par le frottement des vagues mais suis  réveillée par un prodigieux silence ; incapable de rester dans mon lit je m’habille et rejoint la chaise longue de la véranda.

            Dans un recueillement émerveillé, je goûte le silence de l’aube maritime, renforcé par le cri unique d’une mouette troglodyte ou le raclement sur la roche d’une barque qu’on porte à l’eau.

            L’aurore trouble ce monde paisible ; aussitôt des volailles s’enrouent, des chèvres appellent et, se projetant de la falaise, des goélands piaillent.

            Les bruits utilitaires prennent le relais ; métal qu’on choque, eau qui emplit et bientôt voix, cris parfois chansons accompagnent de merveilleuses fumées qui montent fines et droites...

            C’est une main impatiente qui vient me tirer de ma couche. Tarambana,  impatienté par mon retard, déjà  s’éloigne balançant son habituel bidon.

            Quelle dégaine !

            Je parviens à avoir cette pensée tandis que je cours après lui pieds nus sur le sentier, telle une sauterelle qui s’interdirait de voler ! Il a beau prétendre qu’en se forçant à marcher les pieds nus au cabanon on a vite fait d’avoir la plante des pieds plus dure que le cuir..., chez moi ça tarde à venir... Cette jouissance quand je me glisse dans la première flaque !

- Regarde comme je fais, dit mon maître.

            Accroupi dans un trou d’eau plus profond, une main appuyée contre le caillou le plus proche, il laisse l’autre main traîner, inerte, sur le fond de sable et de graviers. Très vite un essaim de crevettes de toutes tailles issu des frondaisons voisines apparaît et s’enhardit jusqu’à venir au contact de l’invraisemblable victuaille : la main de José offerte mais  en pince... De leurs longues antennes, ces sauterelles nautiques auscultent la pulpe des doigts jusqu’à ce que, d’une rapide crispation, ils agrippent par ces caressants cheveux, l’infatigable petit ressort qu’une mort rose détendra.

            L’exercice me plait et je m’avère très vite aussi habile que mon professeur ; c’est à qui de nous deux s’empare le plus vite du petit sac en tissu de jute pour y déposer les proies. J’ai beau avoir l’instant d’avant capturé l’une de leurs soeurs, dès que j’ai reposé la main au fond de la flaque, les survivantes accourent, toutes aussi imprudentes comme si la leçon n’avait servi à rien.

            Mais Tarambana s’est redressé ; après avoir longuement humidifié le sac de jute et introduit une poignée de varech, il le range dans le bidon d’où il a préalablement extrait un curieux engin, bien à l’image de son propriétaire.

            Pour l’instant, dépitée de devoir cesser la pêche, je risque :

- Tu penses qu’il y en aura assez pour manger ?

- Elles sont bien trop petites pour ça mais je promets de te donner la moitié de tous les poissons que je prendrai grâce à elles.

 

                        Sans me laisser le temps de protester pour cet usage abusif de mes captures, mon exploiteur enchaîne :

- Je vais te montrer comment en prendre beaucoup et plus vite à la fois.

            La chose qu’il a retirée il y a un instant de son catcharo m’apparaît comme un inextricable écheveau de fil de fer et de toile de jute ; entre les mains adroites et énergiques de Tarambana, la chose a tôt fait de ressembler à une petite épuisette souple.

            Tout en s’activant José explique :

- C’est un salabre... Je vais attacher une allache au fond comme appât... D’habitude je pêche avec trois salabres pour laisser aux crevettes le temps d’arriver jusqu’à l’allache... Cela fait venir de bien plus grosses crevettes qu’à la main...

            Puis se redressant et me dévisageant :

- Tu garderas les plus belles... Cela te convient ?... Alors ne fais donc plus cette tronche.

            Quel observateur ! Avec lui j’aurais intérêt à maîtriser mes sentiments !... A surveiller ma" tronche" ... Ma tronche !... Dire que depuis des années je m’entends complimenter pour mon visage d’ange !

 

            Il me reste à parler de la révélation... Ma Révélation !... De cet intense et inoubliable moment que fut pour moi la prise de mon premier poisson... De cette insoutenable vision du petit animal qui se dirige, d’autorité ou avec désinvolture vers l’hameçon que je lui présente dissimulé sous une esche... De cette résonance criminelle qui fait vibrer mes entrailles lorsque l’inconscient veut retourner dans son repaire et que le fer s’empare de sa gorge et le tire vivement, agité de résistance et de soubresauts, vers la surface toute proche...

            Toute cette agitation et toutes ces émotions ne s’apaiseront que lorsque la prise aura rejoint ma paume et que mes doigts se seront refermés sur la petite bête frétillante.

            Que d’imprudences, à la suite de José, la recherche de ces sensations violentes ne m’amènera-t-elle pas à commettre !...

 

            Comme pour la plupart des débutants, mon initiation se fait avec  un gabot ; un gobie suivant le côté de la Méditerranée sur lequel on se place.

            D’un morceau de liège taillé en dévidoir et qu’on appelle aparejo, qu’il tire de son bidon, Tarambana dénoue moins d’un mètre de nylon, déjà lesté d’une lamelle de plomb, armé en tête d’un petit hameçon... Si je ne craignais pas d’attiédir l’intérêt du lecteur, je décrirais la façon dont mon maître obtient ces lamelles en partant d’un morceau de tuyau de plomb !... Mais le spectacle qui suit mérite toute notre attention.

 

            Déposant précautionneusement la ligne sur le rocher, à proximité du petit sac à crevettes, José en extrait une qu’il avale aussitôt !... Ou plutôt qu’il met en bouche puis commence une longue trituration accompagnée de grimaces et ponctuée de crachats de carapace..., à l’issue de laquelle le visage de mon ami se détend et sa bouche s’ouvre pour me présenter, sur le bout de la langue et totalement dénudée, le corps pâle de la petite crevette...

            Presque aussitôt se referment les lèvres, recommence le cisaillement des mâchoires et réapparaît la crevette en deux appâts. Tarambana en conserve un en bouche et arme de l’autre l’hameçon de la ligne puis, tenant le dévidoir en main gauche et le bas de ligne dans la droite, il s’approche doucement d’un bord de la flaque..., à l’aplomb d’une mini plateforme ennoyée à la base d’un rocher, il commence de laisser s’enfoncer la ligne, morceau de crevette en tête.

            C’est alors qu’une petite chose sinueuse rampe gauchement sur le fond puis, d’un bond de dix centimètres va engloutir le morceau de crevette. C’est à peine si Tarambana ferre de l’avant bras tant le gabot gigotant est bien décidé à ne pas lâcher sa proie. Je tente de le saisir mais le rejette aussitôt car son contact est visqueux et sa tête monstrueuse quand on la voit de près.

- Si on ne fait pas attention, il te mord, dit mon ami.

            C’est vrai que j’ai aperçu des dents impressionnantes pour un si petit animal... Elles m’ont rappelé le dentier de grand mère Angustia...

            Je ne détourne pas le regard quand le pêcheur se livre à une abominable chirurgie afin de récupérer son hameçon, j’apprécierai suffisamment tôt d’en connaître le savoir-faire.

- Il a avalé l’hameçon jusqu’au trou de balle, maugrée le tortionnaire.

            L’opération semble avoir calmé le petit gabot qui part réfléchir au fond du catcharo et déjà, après avoir réamorcé avec le second bout de crevette, José me tend la ligne.

 

            J’apprends vite à repérer les gabots, plus batraciens que poissons, minuscules sirènes vautrées sur la roche herbue qui au moindre danger rejoignent leur élément d’un bond furtif... Mais telle est leur voracité qu’ils reviennent malgré tout vers le moindre appât coulant vers eux, au premier qui l’engame.

            Les plus gros sont toujours les premiers à venir se faire prendre puis arrivent les moyens et pour finir, les petits ne sont pas moins avides de mon hameçon. Quand j’ai épuisé le cheptel d’une flaque il me suffit de passer à la suivante pour renouveler des prises... L’étonnant c’est qu’en revenant le lendemain, la première flaque livrera autant de gros, moyens et petits gabots que la veille !

 

            Tarambana qui jusque là s’est tenu silencieux, perché sur un rocher bison, intervient soudain :

- C’est pas tout de les prendre... Faut savoir si on les rejette ou si tu les manges...

- C’est bon à manger ?

- Roulés dans la farine et bien frits à la poêle c’est, dirait ma mère : dé-li-cat ! Mais si on les remet à l’eau, presque tous se réanimeront.

- Toi tu préfères quoi ?

- On a beaucoup de poisson d’avance chez nous...

- Si je gardais quelques uns, les plus gros..., tu crois que ça ferait plaisir à Janette ?

- A condition de les lui amener tout nettoyé...Je vais te montrer comme on fait.

            Après avoir mis de côté les plus gros gabots, José me donne à renvoyer les autres dans leur élément, ce que je fais en déversant le catcharo au-dessus d’une flaque. Aussitôt la plupart des poissons s’égaient mais les autres ne tardent guère à les rejoindre.

- Tu prends le gabot dans la main gauche, le dos contre ta paume...

 

            J’ai dit combien le poisson était visqueux... S’il a le dos svelte, l ‘abdomen est rebondi de la façon la plus disproportionnée et la plus répugnante... Aïe ! Tandis que je regarde attentivement Tarambana qui, à l’aide d’un petit canif rouillé entreprend de percer le ventre de son poisson, le mien m’a mordu douloureusement et il me faut secouer plusieurs fois la main pour qu’il lâche et retrouve son élément à sa plus grande satisfaction. Puis je me concentre sur l’activité de José qui semble éprouver de la difficulté à percer la peau de sa bestiole.

            Ce n’est qu’en voyant tout ce qui sort de la panse du gabot que je me souviens que nous aussi, au cabanon, nous avions beaucoup de poisson d’avance.

 

            Je ne goûterai jamais aux " délicats" gabots mais ne me priverai pas par la suite de l’amusement de les pêcher pour ensuite les remettre à l’eau.

 

 

Par José - Publié dans : Petits pêcheurs de Méditerranée
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