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Tarambana
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Quelle que soit l'estime que nous portions au général Leclerc, nous n'avons jamais pu nous résoudre à appeler notre rue autrement
que d'Arzew.
Nous l'avons vu se terminer Place des Victoires avec le "Boulevard", eh bien, regardez la commencer, à presque 2 kms de là, au niveau des grandes Galeries et pour ce qui est de " faire le
boulevard, voyez l'affluence sur les trottoirs ...
A partir de 17h. c'était tous les jours comme ça, été comme hiver... Seules les brutales averses clairsemaient le flux mais
il y avait suffisamment de porches, de stores et de passages pour s'abriter et bientôt le flot joyeux reprenait !
Cela ne datait pas de ma génération, voyez ci-dessous celle d'avant-avant au même endroit !
Notre petit appartement se trouvait pratiquement au milieu de la rue d'Arzew, à hauteur de l'école Jules Renard. Mon goût
pour l'Histoire et les Beaux Arts vient sans doute en partie des fresques imitées des Jean Goujon dont on décora ses murs alors que j'étais enfant.
L'immeuble faisait l'angle avec la rue Pélissier par laquelle nous entrions; un peu plus bas se trouvait la rue de la
Bastille dont je parlerai bientôt.
Revenez à la 1ère photo, c'est à l'endroit où se trouve la personne voilée que j'ai le souvenir d'avoir vu pour la dernière fois Germain vociférant contre des "niches à poux" encouragé qu'il
était par quelques adolescents hilares ... C'est aussi à ce niveau que je me souviens d'avoir admiré " la plus belle" encore plus belle, bras dessus bras dessous avec une faire valoir... Mais
ceci est une autre histoire où plutôt d'une autre rue, d'une autre place.
En face c'était le magasin de jouets Gibal ou avec le fils de la maison, nous avons testé pas mal de jouets avant le consommateur final. A toucher l'immeuble de 5 étages, c'était le
magasin Radiola qui avait en permanence un ludion dans la vitrine et à côté une quincaillerie où j'achetais mes articles de pêche.
En dessous de mon balcon se trouvait Aboab le fourreur dont le fils, dans la cour du patio à ciel ouvert de l'immeuble, à mains nues, sur de drôles de formes façonnait le feutre des élégants
chapeaux de ses vitrines. Puis il y avait un opticien suivi d'un autre marchand de jouets puis un magasin de turon avec, mitoyen, un couloir d'immeuble que nous dégradions sans scrupules car
il recelait une mine de "soufres" pour nos parties de pignols.
Ceux de ma génération sont passés tant et tant de fois devant ces enseignes que leur évocation ne peut pas les laisser indifférents.Comme par
exemple celle du Clichy, le bar emblématique de la rue.
Et un peu plus bas dans la rue de l'Artillerie, le cinéma Colisée où je vis mon premier film à épisodes: "Dick Tracy à la poursuite du crime"
!