Samedi 12 septembre 2009

 

 

 

La place Hoche



J'y suis né, rue Kimburn, au n°7  je crois, au- rez - chaussée, dans une chambre appartement - on ne disait alors pas studio -, où les déconvenues de ma famille paternelle nous avait conduits.
Il ne m'en reste que la photo ci-dessous, quand ma mère me déposait chez l'épicière au coin de la place des Victoires, en face de l'Idéal avec l'arrière plan des vespasiennes...Mes très chers "tata" et "tonton " Ortéga.





Cette place était le coeur du quartier St Pierre et je l'ai longtemps pratiquée puisque j'ai fait toutes mes études primaires à l'école Notre Dame de France rue d'Inkerman. Pendant plusieurs années notre cour de récréation a été un grand entrepôt de bariques de vin vides à l'un des angles de la place. Vous diriez aujourd'hui à un directeur d'école d'abandonner des enfants dans de pareilles conditions, même bien assuré il refuserait; mais notre directeur à nous, l'abbé Garcia, était un drôle de n°. J'y reviendrai.
Par la suite ce terrain sera le stade de volley ball du Caid.

Aujourd'hui, la place Hoche a été transformée en marché aux fleurs fleuron du tourisme oranais.





Pourquoi pas mais de là au charme désinvolte de la rambla de Barcelone ...

Pour moi la place restera:




... ou mieux encore, ceci:






La place Hoche c'est en grande partie les Caves Sénéclauze la plus puissante entreprise de vins de l'Oranie, tout un paté d'entrepôts entre la place et la rue Kimburn. Cette rue empestait le pinard, les fois où je retournais à mon immeuble de naissance où résidait un oncle maternel, je m'efforçais de longer rapidement les rives des Caves en retenant mon souffle.

La place Hoche c'était aussi mon école Notre Dame:





Combien de parties de pignols ou de cartlettes ai-je pu faire devant cette façade en attendant que s'ouvrent les portes.
Le souvenir le plus marquant que j'en conserve c'est cette fouettée que m'infligea un jour le directeur, l'abbé Garcia, sous prétexte que je n'avais pas été attentif durant une dictée ... S'étant péniblement procuré un coupon, ma couturière de mère m'avait façonné un merveilleux pantalon golf que j'étrennais ce jour là. Le pantalon amortit un peu le fouet mais y laissa sa trame de mauvais tissu. N'empêche, je ne pardonnerai jamais à l'abbé.





Par José - Publié dans : oran jadis
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés