Passé l'abrupt promontoire du Murdjadjo, la route descend jusqu'à l'eau pour entreprendre la bordure de la magnifique rade de Mers el Kébir.

Sur cette vue les travaux de la base navale sont bien avancés; ma dernière partie de pêche dans le coin c'est sur ce petit épi qui semble fermer le hâvre du 1er plan. Les terres pleins n'existaient pas encore mais une noria de camions les faisaient avancer tandis que je taquinais la moraille. L'endroit n'était pas encore interdit au public.
Depuis le bas de la photo on voit la route des plages escalader un dernier éperon avant de rejoindre le bord de l'eau et le longer jusqu'à Kébir.
Sainte Clotilde se tenait dans le premier massif de végétation en face du hâvre.
Cette vue en sens inverse, montre tout en haut, Ste Clotilde dans sa végétation, au sortir de la montagne.
En fait de part et d'autre de la route il y avait un St Clotilde haut et un St Clotilde bas consistant en une ligne de cabanons bordant une étroite plage.
Evidemment je n'avais d'yeux que pour la partie marine, ignorant même qu'il existait un partie haute.
Je le regrette car cela semblait beau.
Un Maire -préfet, Garbé, celui du square avait suscité son implantation et l'appellation du site viendrait du prénom d'une princesse impériale au père de laquelle on voulait rendre hommage.
Ce qui me fait le plus regret c'est qu'une des villas du haut était peut être la maison de famille de ma grand mère paternelle, qui était une Huet; ce serait alors de là que sa barque partait pour évitait les pillards flingueurs de la montagne ...
Place de Ste Clotilde:
La fontaine

et surtout ces magnifiques jardins suspendus dont j'ai superbement ignoré l'existence.
par José
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oran jadis
Passé le Fort Lamoune d'où partait la grande digue du port d'Oran, non sans difficulté la route s'ouvrait le passage de la grande rade de Mers el Kebir.
A cet endroit la montagne tombait si abrupt dans la mer qu'un des rares sentiers qui permettait jadis de rejoindre le quartier de la Marine était surnommé:
"el camino de la muerte" !
Ma grand mère paternelle m'avait conté que lorsqu'elle était petite, pour joindre Kébir à Oran, les particuliers utilisaient plutôt la barque que la voie terrestre souvent menacée par des pillards et encore fallait-il se tenir à bonne distance tant ils n'hésitaient pas à tirer.
C'est dans cette partie difficile qu'on trouvait - ce que je n'ai pas eu le plaisir de visiter -, deux sites originaux que les travaux de la base sous-marine feront disparaître: les Bains de la Reine et la grotte de l'Aïdour.
C'est à l'occasion de la construction de la route, en 1911 qu'en cet endroit, un éclatement de mine révéla une entrée de cette grotte de
l'Aïdour (ou Murdjadjo).
Tant par ses dimensions (45m de diamètre pour la salle 1), le nombre et la beauté des concrétions( stalagmites et stalactites), ses sources et étendues d'eau chaudes, sa pente qui portera la salle 4 en dessous du niveau de la mer ... C'était certainenement une des plus belles et originales grottes qui soit au monde.
C'était, car elle a disparu avec les travaux de la base atomique.
Il est probable que les eaux thermales utilisées tout près de là, en contrebas, depuis le 16ème siècle ( il semblerait que Jeanne la Folle, fille d'Isabelle de Castille, soit venue prendre ces eaux du temps de la domination espagnole d'où le nom de Bains de la Reine ), provenaient de la grotte.
De part et d'autre de 1900 le site fut aménagé en établissement thermal, ces eaux chaudes ayant semble-t-il des qualités pour soulager les rhumatismes.
aLe même motif que pour la grotte a fait disparaître ces Bains de la Reine.
par José
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oran jadis