Samedi 17 mai 2008

 

Quelle que soit la population d'un autocar de la Sotac revenant des plages,
















en arrivant à Mers el Kebir, il s'entonnait presque toujours:

"La barquita, de La Marsa ..."
A l'aller du voyage cela avait eté plus tôt:
" Onde vas?... A la mar...
Donde viene ? ... De la Mar... "

Passé le Fort Lamoune d'où partait la grande digue du port d'Oran, non sans difficulté la route s'ouvrait le passage de la grande rade de Mers el Kebir.
Elle commençait par de charmants villages de cabanons: Ste Clotilde, Roseville

que les grands travaux  de la base sous-marine réduiront à quelques habitations au bord de la route.
En son temps, c'est-à- dire celui de la traction animale, ça été là la première corniche ornaise où l'on venait goûter les joies du sable sur l'étroit liséré qui serpentait jusqu'à Kébir.
Avant qu'elle ne s'estompe, j'ai réussi là quelques ranchicos de moraille, je vous dis pas !

C'est comme ces deux grands quais au début de St André, que j'ai connus toujours aussi déserts que sur la photo...

 




 








... à la pointe extrême de celui de droite, j'ai fait là le plus beau massacre de palomines de ma carrière, des grosses ... Mais là, c'est une histoire pour Amélia.


Je ne connaissais guère Kebir autrement que pour l'avoir traversé lors de mes voyages en autocar pour les plages.
Je revis essentiellement une rue principale ombreuse ( de mon temps les arbres de la photo ci-dessous avaient grandi), intermède de fraîcheur bien accueilli dans l'étouffoir de l'autocar.















Cette ville que je ne connaissaissait pas a pourtant été le berceau de la saga paternelle avec  l'arrivée, dans les années 1830, de Marius mon aïeul comme maÎtre du port.
Il arrivait, semble-t-il, de l'Aveyron.
Mais en quoi consiste la fonction de maïtre de port ?
Si la définition de cette époque manque, la fonction existe plus que jamais en France et le contenu doit être très proche de celui de jadis si je me réfère à ce qu'en dit le maître de port de Concarneau:
"Tout faire pour que le port fonctionne au mieux."

Quel port Marius a-t-il connu?

















Au mieux le hâvre et le village se réduisaient à cela, et encore ... Comme on le voit la place manquait et, semble-t-il, Marius consacra ses économies à acquérir des terrains ce qui assura la fortune de la famille ...
S'il y eut fortune, à la 5ème génération dont je suis, il n'en restait rien, pas plus que de l'histoire des 4 générations précédentes dont je ne vous imposerai pas les quelques bribes en ma possession.


Je laisse à d'autres le soin d'en dire plus sur le village.
Déja se profile cet ensemble unique, site naturel et monument des hommes qui clôt Kébir à l'Ouest:
Le fort de Saint André !

 













... face Ouest et
















... face Est























...par grosse houle















... vu de l'Escargot, ce grand virage qui dit au revoir à Kébir et ouvre la route des plages...


En fait on ne peut dire au rvoir à La Marsa sans évoquer la tragédie que connut sa rade en juillet 1940. Ce qui restait d la flotte franaise de Méditerrannée s'y était réfugiée pour ne pas se rendre
 aux allemands.















La flotte anglaise choisit fe la détruire pour prévenir tout risque qu'elle ne tombe aux mains ennemies.



















Le cimetière marin tel qu'il fut.

















...Tel qu'il est aujourd'hui.


Vendredi 16 mai 2008


Sitôt le fort St André passé s'amorce le grand virage de l'Escargot avant que la route ne s'appuie la grimpette jusqu'au Rocher de la Vielle, à droite, en haut sur la photo ci-dessous.
















A l'Escargot, la montagne tombe à-pic dans la mer délimitant une crique réputée comme un lieu de pêche fameux; pour les quelques "Marsouins" assez téméraires pour descalader, surtout de nuit ...















Un des versants de la crique, au ras de l'eau, abrite quelques étranges constructions: il s'agit là des installations d' ostreiculteurs qui réservent ici les coquillages importés de France ... Vous savez-bien, ces kiosques qui vendent les fruits de mer en face du Prisunic, boulevard Galliéni ... Eh bien ce sont les ostreiculteurs en question et c'est pour cela que leurs huitres sont si salées.


















La crique se termine par un promontoire foré de cavités naturelles; la légende voudrait que Monte Christo y ait dissimulé son trésor ... Certains cherchent encore.















Quelques habitations ont su exploiter la vraie richesse du lieu: une vue imprenable.
















La montée réserve des vues inhabituelles sur le fort et le port de St André...

















... mais parfois aussi des désagréments aux passagers de la Sotac.














Enfin le rocher de la Vieille créé pour le percement de la rocade; qui tient plus du hiératisme des lions de la Mairie d'Oran que de la silouhette d'une vieille.















Aussitôt après le rocher, s'offrent les plages.




 
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