Jeudi 1 mai 2008
Que je connaissais peu ce quartier sinon une infinie ligne droite qui commençait à monter avec l'avenue de Mostaganem
















 puis continuait, en rue principale bien au-dela de la place, jusqu'à Alger si on voulait. 

A ce propos, je regardais ce quartier avec les yeux de Camus évoquant St Eugène d'Alger, que je n'avais pas plus visité mais que j'imaginais au travers des descriptions que le philosophe en faisait; un univers de petites maisons modestes et basses, rarement d'un étage et je m'attendais à tout instant à apercevoir une vieille femme menue balayant le trottoir devant sa porte ...

Sinon il y avait bien une place,
















avec un marché,

















mais ce qui faisait le prestige de St Eugène c'était le sport:
le Baskett , surtout les garçons mais aussi les filles

















le Foot aussi














et le cyclisme, surtout des grimpeurs ...















l'Hippodrome,















les Castors, dont on ne pouvait imaginer sans rire la façon dont ils avaient construit leur maison.
Mercredi 30 avril 2008

Un des joyaux cernant la place Foch mais pour moi gamin c'était un vieux machin.
Jamais connu en tant que spectateur j'ai pourtant eu l'occasion de le parcourir de fond en combles.


C'était l'année de seconde, des copains me proposèrent, à l'occasion de la Quinzaine Républicaine, de faire partie de la troupe représentant notre lycée Ardaillon.

Il s'agissait de représenter en costumes d'époque une bagarre entre les mousquetaires et les sbires du Cardinal; les dialogues devaient être on ne peut plus limités et pour l'action, on faisait confiance à nos instincts guerriers, Heddle Roboth notre maître d'escrime ayant renoncé à nous inculquer les moindres rudiments.
Le metteur en scène, Deshougues était fort réputé à Oran.

Il me fut dévolu le rôle de Jussac, le captaine des gardes et de devoir dire une courte phrase du genre:
" Au nom du Cardinal, je vous arrête !"
La honte de ma vie ! On ne m'entendait pas...
Pas seulement le metteur en scène qui s'époumonait:
" Hausse la voix... Mais hausse donc la voix ! "
Que mes copains dans lesquels je faisais plus confiance et semblaient consternés.
Las!
C'est là que je pris conscience que je ne deviendrais jamais le héros de Western que j'ambitionnais d'être, une voix qui ne portait pas... Le Parrain peut être...

Je dus céder le rôle de Jussac mais Bébert, un jeune photographe de nos relations avait heureusement pris la photo qui suit durant les répétitions (1er de dos). 



Le prétexte de ces dernières me permit de découvrir l'opéra sans son fantôme.
 
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